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Le Muddy Run Angel est la première course d’obstacles totalement féminine. Né en Allemagne il y a 3 ans, le concept s’étend maintenant aux pays limitrophes : France, Belgique, Pays Bas, où il gagne progressivement en popularité… Réservée aux femmes, la course leur permet de partager un moment exceptionnel entre amies ou en famille. Ainsi, les participantes auront l’occasion de courir dans la boue sur un parcours rempli d'obstacles et dépourvus d’hommes (et de testostérone) !
Le Bon Coach a interrogé Felix Antoine Arseneau, Manager Régional France, Belgique et Pays Bas de la Muddy Run Angel, qui nous explique en détail le concept de cette course originale qui prend de plus en plus d’ampleur.
 

LBC : Bonjour Félix Antoine. Parlez-nous du concept de la Muddy Angel Run.

F.A.A : Le concept Muddy Angel a été créé en Allemagne en 2014. Il dérive à l’origine du XLETIX Challenge, une course d’obstacle mixte. Le XLETIX Challenge existe sur plusieurs distances, 6, 12 et 18 km, et possède également une division Elite, pour les compétiteurs les plus aguerris au niveau européen ou mondial. Très populaire en Allemagne, le Challenge s’est également développé en Autriche. Avec le succès de la course et les retours des participant(e)s, nous avons pu remarquer un certain nombre de constats :
  • Le Challenge a attiré beaucoup de femmes
  • Les organisateurs ont reçu des retours de femmes qui n’étaient pas inscrites, qui aimaient le concept des courses à obstacles, mais pas l’aspect compétitif.
  • Ces femmes voulaient principalement s’amuser et relever des défis à la mesure de leur capacité.
Partant de ces conclusions, nous avons pensé à un nouveau concept de courses d’obstacles, réservée aux femmes, avec des obstacles adaptés, et plaçant la performance et l’esprit de compétition au second plan : la Muddy Angel Run était né. Les parcours ne font plus que 5 km, avec cette année 15 obstacles. Notre ambition avec ces nouveaux parcours était vraiment de permettre aux femmes de se réunir entre elles que ce soit en famille, entre collègues ou entre amies pour vivre un moment fun et divertissant sous un évènement sportif.
 

LBC : Où et quand s’est organisée la première course ?

F.A.A : La première course a eu lieu en Allemagne il y a 2 ans. Devant le succès des différents évènements nous nous sommes orientés vers la France car beaucoup de courses y sont organisées, et elle représente de fait un bon marché potentiel.
Nous avons débuté l’an dernier avec un premier Mud Run, à Marseille. Devant l’engouement suscité, nous avons poursuivi avec 4 évènements supplémentaires et le succès ne s’est pas démenti ! Chaque course rassemble en moyenne 5000 participantes, un nombre assez conséquent pour un événement se déroulant seulement sur une journée. Pour continuer sur notre lancée, nous retournons cette année en Belgique et débutons aussi aux Pays-Bas. Là-bas, nous avons choisi les villes de Eindhoven et Zandvoort, qui est connue en particulier pour ses belles plages et son circuit de formule 1.


LBC : Comment organise-t-on un événement de cette ampleur ?

F.A.A : Tous les obstacles sont dérivés de ceux que nous avions sur les XLETIX Challenge. Nous tirons parti de l’expérience acquise sur les challenges aussi bien pour la conception des obstacles que sur l’aspect logistique. Nous avons cette année 15 obstacles différents, que nous transportons entre chaque site de course. La disposition des obstacles se fait ensuite en fonction de la configuration du site, milieu urbain ou milieu naturel, des conditions météorologiques… Nous essayons d’avoir des parcours de minimum 5 km, comprenant des obstacles adaptés aux participantes, qui changent tous les ans en fonction des retours de celles-ci.
 

LBC : Quels sont les critères de sélection des villes pour accueillir ce type d’événement ?

F.A.A : La première chose c’est qu’il nous faut des participantes : pas de participantes, pas de courses ! Nous essayons de viser un bassin de population où il y a le potentiel d’amener au minimum 3000 personnes. Au­-dessus de 3000, on peut faire un bon événement, mais en dessous ça ne serait pas rentable par rapport aux coûts de l’installation de l’ensemble du parcours.
Deuxièmement, il faut qu’on choisisse des lieux plaisants où il y a du potentiel pour y réaliser la course. On peut tout aussi bien choisir de réaliser les événements dans des espaces avec de beaux paysages que dans des hippodromes, car dans tous les cas nous essayons de rendre le parcours le plus ludique possible. Maintenant on cible un an à l’avance les villes qui valent la peine d’être choisies pour les participantes pour avoir le temps de tout organiser.
 

LBC : Comment évaluez-vous les retours sur un évènement ?

F.A.A : Un questionnaire de satisfaction est distribué aux participantes en fin de course. Ce questionnaire va nous permettre de connaître le ressenti des coureuses sur :
  • Le choix du lieu
  • La qualité, la difficultés et l’appréciation des obstacles
  • L’ambiance générale de l’organisation...
Nous pouvons ainsi savoir quels obstacles ont plu ou non aux participantes et choisir de les retirer ou non, savoir si le parcours était suffisamment long ou trop court, si le nombre d’obstacles était suffisant. C’est d’ailleurs grâce à ces retours d’expérience de coureuses que nous sommes passés à 15 obstacles par course, alors qu’il n’y en avait que 12 à l’origine.
Nous pouvons également connaître le succès de notre évènement suites à ces questionnaires :  lorsque 90 % des participantes se disent prêtes à recommander à leurs proches de participer à la course, vous pouvez vous dire qu’elles ont aimé participer.
 

LBC : Qu’est ce qui vous a amené à militer pour la prévention du cancer du sein ?

F.A.A : Ce n’était pas prévu au départ, mais nous nous sommes dit que ça pouvait être une bonne cause car en Allemagne ce sont des actions qui fonctionnent très bien. Cette année en France, nous travaillons avec CAMI Sport et Cancer, une association qui accompagne les personnes en rémission ou en traitement de cancer. Nous sommes très heureux de pouvoir travailler avec eux et de les avoir physiquement sur les évènements, pour sensibiliser et informer les participantes et leurs proches.
Au-delà de la visibilité, il est également important pour nous de soutenir financièrement l’action de CAMI. C’est pour cette raison que pour chaque billet acheté et chaque article vendu (t-shirt, bandana, sweat, casquette, etc.), nous reversons 1€ à l’association. Les participants et spectateurs peuvent également faire des dons s’ils le souhaitent.

En Belgique, nous collaborons avec Think Pink, qui est une des plus grandes organisations européennes de lutte contre le cancer du sein. A Bruxelles, on était vraiment content du résultat car ils ont pu informer beaucoup de personnes, récolter des fonds en vendant divers vêtements associés au combat du cancer. Aux Pays Bas, nous sommes partenaires de la fondation AVL (Antoni Van Leeuwenhoek) qui combine un hôpital spécialisé dans le traitement de tout cancers et dans la recherche contre le cancer du sein.
Nous mettons un point d’honneur à nous associer à des organismes déjà établis en qui nous pouvons avoir confiance et qui s’investissent lors des évènements.
 

LBC : Comment sont composés les équipes d’organisation de la Muddy Angel Run ?

F.A.A : Nous travaillons et permanence avec des acteurs locaux pour l’organisation des évènements, pour adapter au mieux la communication et la promotion des évènements aux spécificités du pays d’accueil. Concernant les courses françaises, nous travaillons avec l’agence Big Three Event, dont les membres ont tous travaillé sur des projets d’importance au niveau national, comme La Parisienne, le Tour de France et autres.

Chaque événement requiert le concours de 20 à 25 opérationnels permanents, qui sont ensuite appuyés par 50 à 100 bénévoles, en fonction de l’importance de l’événement.
De la délimitation du site, l’installation des obstacles, à la préparation de l’accueil des participantes et le déroulement de la course en elle-même et son démantèlement, tout cet effectif va être réquisitionné pendant une semaine.
 

LBC : Quelles sont les perspectives d’avenir de la Muddy Angel Run ?

F.A.A : Nous voudrions dans un premier temps élargir notre base dans les pays où nous sommes déjà installés, car nous pensons qu’il y a encore beaucoup de potentiel sur ce marché.
De plus nous aimerions éventuellement organiser des évènements dans le Sud de l’Europe, en Italie et en Espagne. L’organisation a récemment été rachetée par Infront Sport et Media. Infront est un acteur important dans le monde de l’évènementiel sportif, qui collabore depuis plusieurs années avec la FIS, la FIBA, l’IIHF, la Série A, la Bundesliga, les courses Ironman et beaucoup d’autres. Nous sommes heureux de cette acquisition, car cela montre que Infront croit en notre concept et à son potentiel. Nous espérons que cette fusion va également nous permettre de nous étendre comme nous le souhaitons, en bénéficiant de l’appui et de l’expertise de l’organisation dans le domaine de la création et de la promotion d'événements sportifs.
 

LBC
: Que de beaux projets en perspectives ! Merci Félix Antoine d’avoir accepté cette interview et de nous avoir présenté le concept Muddy Run Angel.
Mesdames ! Si vous souhaitez participer à une course d’obstacles fun et faites exclusivement pour vous, n’hésitez plus! Le Muddy Run Angel est fait pour vous !
Pour plus d’informations sur l’événement, rendez-vous sur le site de https://fr.muddyangelrun.com/ !
Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire aux prochains événements de la Muddy Angel Run en France :
  • A Bordeaux le 23 juin ;
  • A Paris Nord le 15 septembre ;
  • A Marseille le 22 septembre ;
 A vous de jouer Mesdames !

Sportivement vôtre,

Le Bon Coach

Course d'obstacles, Femmes, Running, Mud day, Muddy Angel Run